De nouvelles fiches sont ajoutées régulièrement, n'hésitez pas à revenir souvent sur le site.






Pierre-Etienne GAUTIER,
Psychanalyste Jungien Indépendant


Fiches récentes



SYNDROME DE STRESS POST TRAUMATIQUE



Syndrome de stress post-traumatique : consulter dans les plus brefs délais

Anne Xaillé, - Journal DesFemmes.com

Toutes les personnes exposées aux attentats de vendredi soir sont susceptibles de développer des séquelles psychologiques durables, que l'on appelle troubles du stress post-traumatique. Quels sont les symptômes ? Comment les prendre en charge ?
Le syndrôme de stress post-traumatique est fréquemment observé à la suite d'attentats mais aussi de catastrophes naturelles ou encore de prises d'otages. Les survivants, qui ont touché de près la mort, et qui ont vécu des événements d'une extrême violence peuvent rester marqués, parfois pendant plusieurs années.

Qu'est-ce qu'une réaction post-traumatique ?

Un syndrome de stress post-traumatique apparait à la suite d'un évènement particulièrement traumatisant qui affecte la santé mentale et physique d'un individu. Les symptômes d'un état de stress post-traumatique apparaissent habituellement dans les 3 premiers mois qui suivent un traumatisme. Cependant, il peut parfois se passer plusieurs semaines voire même plusieurs mois avant que les symptômes apparaissent. Les femmes sont deux fois plus exposées que les hommes.

Quels sont les symptômes ?

Le syndrome de stress post-traumatique désigne un trouble qui se manifeste par un sentiment de peur intense, accompagnée de manifestations physiques (palpitations, tremblements, transpiration excessive, etc.) et psychiques : une grande anxiété, des troubles dépressifs, des troubles du sommeil (insomnies), des troubles de la concentration ou encore de difficultés à ressentir des émotions. Cet état s'accompagne des flash-backs et de pensées négatives incontrôlables (nécessité de revivre la situation stressante), ainsi que d'émotions diverses (effroi, peur, sidération…). Enfin, cet état, s'il n'est pas pris en charge va déboucher sur la mise en place de stratégies visant à éviter tout ce qui pourrait rappeler le traumatisme.

Quand consulter ?

En présence des symptômes énumérés précédemment, il est important de consulter un professionnel de santé dans les plus brefs délais afin de pouvoir parler et se confier le plus vite possible. Cette démarche doit aider à surmonter les premiers symptômes du stress post-traumatique suscités par les attentats.

Quelle prise en charge ?

Le traitement de base du stress post-traumatique repose sur la psychothérapie. Il consiste surtout à apprendre à la victime à gérer les situations d'angoisses et tous les événements qui peuvent l'amener à penser ou à revivre l'événement traumatisant.

Le syndrome de stress post-traumatique peut-il toucher les proches, les parisiens... ?
Non, les personnes non présentes sur les lieux des attentats vendredi soir ne peuvent pas à proprement parler souffrir de syndrome de stress post-traumatique. En revanche, les personnes impliquées indirectement (témoins, proches, personnes présentes autour du stade ou qui dinaient à Paris vendredi soir dans le quartier du Bataclan…) peuvent présenter ce que l'on appelle médicalement une décompensation psychologique. Une sorte de contrecoup qu'il ne faut pas négliger. Là aussi, il ne faut pas attendre pour consulter un professionnel de santé. De plus, pour les témoins des attaques et les riverains, la cellule psychologique de la Mairie de Paris est disponible par téléphone au 3975.

Enfin, même si le choc est moins violent et intense pour les autres personnes -celles qui ont suivi les événements derrière leur écran de télévision ou sur les réseaux sociaux-, reste que vivre normalement comme si de rien n'était demeure compliqué. Si chacun réagit à sa manière, l'angoisse demeure palpable. Avoir peur, être stressé à l'idée de prendre les transports... Toutes ces réactions ne sont pas anormales, bien au contraire. "Se demander comment reprendre, au 2e ou 3e jour, est parfaitement normal", souligne au Parisien, Louis Crocq, psychiatre des armées, fondateur des cellules d'urgence médico-psychologiques. Le spécialiste voit une différence avec les attentats de janvier, les attaques étant alors plus ciblées, "le monde se sentait touché dans son moi communautaire". Cette fois, les attaques frappant la foule des anonymes, "chacun se sent directement menacé", mais "d'ici huit-dix jours, la vie VA de toute façon reprendre". Instinct de vie oblige.

Cet article a été téléchargé à partir du lien ci-après : http://sante.journaldesfemmes.com/magazine/1437999-syndrome-stress-post-traumatique-consulter-rapidement/
L’utilisation de cet article reste sous l’autorisation de son auteur et propriétaire : sante.journaldesfemmes.com



Revenir à l'accueil

Psychaanalyse - 2011 Tous droits réservés - © Psychaanalyse.com -
AvertissementDéontologiePolitique éditorialementions légales