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Pierre-Etienne GAUTIER,
Psychanalyste Jungien Indépendant


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SYNDROME DE FATIGUE CHRONIQUE



SYNDROME DE FATIGUE CHRONIQUE
SFC : un virus hautement suspect identifié !


Auteur : Jean-Yves Nau


Une partie d’un mystère médical est sur le point d’être résolu. Certaines formes (transmises sur un mode héréditaire) du syndrome de fatigue chronique semblent d’origine virale. Dans la foulée un traitement pourrait enfin être proposé aux personnes concernées.

On connaît mal le «syndrome de fatigue chronique» (ou SFC) qui touche des millions de personnes à travers le monde. Cette entité a été identifiée il y a une trentaine d’années dans les pays anglo-saxons. Il s’agit d’un état de fatigue chronique et profonde que ni le repos ni le sommeil ne permettent de faire disparaître. On imagine sans mal le handicap que peut constituer un tel syndrome –handicap d’autant plus lourd que la médecine demeure impuissante à le comprendre et, partant, à le traiter.
Une hypothèse sans lendemains

Cette fatigue chronique évolue durant des mois et des mois sur un mode persistant ou récidivant. Elle impose une réduction des activités et peut être associée à des troubles de la mémoire ou de la concentration. Elle peut aussi être accompagnée de manifestations inflammatoires (ganglions), de douleurs musculaires ou articulaires ainsi que de céphalées. Certains ont pensé pouvoir rapprocher le SFC de l’hyperactivité. D’autres évoquent aussi ces mystères que demeurent la fibromyalgie ou encore la myofasciite à macrophages. Pour l’OMS il n’existe de plus pas de lien démontré entre le SFC et la vaccination contre l’hépatite virale de type B, contrairement à ce que certaines pensaient.

Les derniers résultats disponibles dans ce domaine concluent à une origine virale. Des travaux antérieurs avaient déjà conclu dans ce sens: le suspect était alors le rétrovirus «XMRV» (pour «Xenotropic MLV - Related Virus») proche du virus de la leucémie murine. Des traces de celui-ci avaient été retrouvées, dans un premier temps, dans des échantillons de tissus cancéreux prostatiques puis dans le sang des personnes souffrant de SFC. Publiée en 2009 par une équipe américaine dans la prestigieuse revue Science cette conclusion a, depuis, été considérée comme le fruit d’une série d’erreurs, voire de malversations. En dépit de nombreux travaux l’hypothèse «XMRV» n’a jamais pu être confirmée.

La «roséole» du nourrisson

Les soupçons se portent aujourd’hui sur un autre virus. Il s’agit d’un représentant de la grande famille des virus herpès connu sous le nom d’herpès virus humain de type 6 (HHV- 6). C’est un virus très répandu dans l’espèce humaine (on retrouverait sa trace chez plus de huit adultes sur dix) et il est déjà plus ou moins associé à différentes maladies d’origine infectieuse. La primo-infection n’est pas toujours apparente, elle peut se manifester sous la forme d’une «roséole» chez les nourrissons, l’infection pouvant se transmettre via la salive.

Après avoir contaminé un organisme humain, le HHV-6 y reste comme «tapi», en phase dite de latence. Il peut recommencer à se répliquer lorsque l’organisme baisse le niveau de ses défenses immunitaires (personnes ayant subi une greffe d’organe ou infectées par le VIH par exemple). Mais le HHV-6 peut aussi s’intégrer au sein même du patrimoine héréditaire de la personne contaminée. On parle alors d’intégration chromosomique. L’infection pourrait ainsi se transmettre sur un mode héréditaire.

Un traitement antiviral efficace

Une équipe de chercheurs de l’Université de Floride du Sud pense aujourd’hui pouvoir faire le lien entre ce virus et le syndrome de fatigue chronique. Dirigée par Shara N. Pantry (département de médecine moléculaire, Morsani College of Medicine, Tampa, Floride) cette équipe vient d’exposer le fruit de ses découvertes dans le dernier numéro du Journal of Medical Virology 2. Ces chercheurs montrent que, chez des personnes souffrant du SFC avec des symptômes neurologiques sévères, l’intégration chromosomique du HHV 6 est deux fois plus présente que dans la population générale. Le virus s’y réplique à grande vitesse. Toutefois, ces mêmes chercheurs apportent la démonstration qu’un un traitement antiviral parvient à éliminer l’infection. Ils précisent avoir eu recours au valganciclovir ou Rovalcyte® de Roche, déjà indiqué dans les infections dues au cytomégalovirus. Ils citent également une spécialité antivirale voisine: le foscarnet ou Foscavir®.


Cet article a été téléchargé à partir du lien : http://fibromyalgie.xooit.com/t9581-encephalomyelite-myalgique-Syndrome-de-fatigue-chronique-on-en-parle-ici.htm?start=570#p779010

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