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Pierre-Etienne GAUTIER,
Psychanalyste Jungien Indépendant


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Quand l'alcool conduit à la dépendance...



Fêtes, apéros, anniversaires… toutes les occasions sont bonnes pour se retrouver autour d’un verre ! Mais parfois, la consommation occasionnelle par plaisir devient progressivement une véritable dépendance. Voici quelques informations et conseils concernant ce problème épineux, et pourtant encore tellement répandu qu’est l’alcoolisme...

Comment savoir si je suis dépendante à l'alcool ?.
Si parmi les symptômes suivants, vous vous reconnaissez au moins dans 3 situations, alors il faut agir, et vite :
- Tolérance augmentée : on tient de mieux en mieux l’alcool
- Symptômes de sevrage : on a du mal à stopper sa consommation d’alcool, et un besoin s’installe (tremblements, anxiété, sudations, épilepsie à l’arrêt de l’alcool)
- Difficultés à contrôler la quantité d’alcool consommée
- Préoccupations liées à l’approvisionnement : l’alcool devient l’une des principales préoccupations de l’individu
- Désir persistant et infructueux de diminuer ou d’interrompre la consommation : on émet le souhait de s’en sortir mais on n’y parvient pas
- Répercussions négatives de l’alcool sur les loisirs et la vie sociale
- Consommation persistante malgré des problèmes de santé physique ou psychique

Quelle est la consommation maximum (le seuil) d'alcool tolérable ?.
- Chez l'homme : 3 verres d'alcool par jour maximum (soit 36 g d'alcool pur) ;
- Chez la femme : 2 verres d'alcool par jour maximum (soit 24 g d'alcool pur) ;
- Femmes enceintes et enfants : consommation zéro.

Quelles sont les causes de l’alcoolisme ?.

- Des causes organiques :.
Toutes les drogues, y compris l’alcool, provoquent un "mécanisme de récompense" dans le cerveau.
Chaque fois qu'une personne consomme une drogue, elle se sent bien, ce qui l'incite généralement à vouloir en consommer de nouveau.
Si vous consommez régulièrement une substance, votre corps aura besoin d’en prendre des quantités de plus en plus grandes pour obtenir le même effet.
Ce phénomène s'appelle la tolérance, et il peut constituer la dépendance à une drogue ou à l'alcool.
- Des causes psychiques :.
Les personnes en dépression, ou sujettes à des problèmes plus profonds (lésions psychiques, abus sexuels, agressions…)
- Des causes génétiques :.
Dans une famille, l’alcoolisme est une maladie qui peut se transmettre de génération en génération.
Cependant, si le risque de développer des problèmes d’alcool est trois fois plus important pour un fils ou une fille d’alcoolique, seule une petite proportion d’entre eux deviennent dépendants (15% des garçons et 5% des filles).
À l'inverse, une personne sans aucune histoire familiale d'alcoolisme peut devenir dépendante.
- Des causes sociales :.
Pour justifier une consommation excessive d’alcool, on accuse trop souvent : l'héritage culturel, la tradition familiale, l'attachement au terroir ou les réunions entre amis.
La consommation d’alcool est souvent perçue dans la société, comme une pratique virile, au cours des soirées entre amis par exemple.
L’alcoolisme touche également bien souvent les individus qui ont un accès direct à l’alcool sur leur lieu de travail (producteurs et distributeurs d’alcool).
L’alcoolisme peut être déclenché par un conflit (travail, famille,..) et utilisé comme un moyen de "fuir" une situation désagréable.
Toutefois, alors que 90% des adultes boivent de l’alcool, environ 10% en sont dépendants.

Les effets secondaires de l'alcoolisme.
Les conséquences de l’alcoolisme sont nombreuses...
- Effets sur soi .
Les effets peuvent être psychologiques : l'alcoolisme est un facteur de stress, de maladies psychiques et de troubles mentaux ; ou physiques : l’alcoolisme entraîne en moyenne 23 000 morts par an. Les maladies liées à l’alcoolisme sont nombreuses : cancers (lèvres, bouche, pharynx, larynx), maladies cardiovasculaires, cirrhoses...

- Effets sur les autres .
L'alcoolisme peut entraîner des comportements agressifs, un danger lors de rapports sexuels non protégés, des accidents de la route (l’alcool au volant est la cause de 4000 morts par an en moyenne).

Comment soigner la dépendance à l’alcool ?.

- Des médicaments : .Il existe deux types de médicaments qui peuvent être prescrits dans le traitement de l’alcoolisme.
Les premiers sont des calmants utilisés pendant le temps du sevrage physique pour diminuer ou éviter les symptômes qui peuvent se développer à l’arrêt de l’alcool (tremblements, sudations, palpitations, épilepsie…).
La deuxième catégorie de médicaments aide l’individu à devenir abstinent en diminuant son envie de boire.
Prescrits conjointement à un suivi médical adapté, ces médicaments constituent une protection contre la rechute.
- Une psychothérapie : .Lors d’une consultation médicale, un suivi psychologique peut être proposé. Souvent, une psychothérapie permet de résoudre certains problèmes liés indirectement à une consommation excessive d’alcool.
- Thérapies de groupe : .Il existe de nombreux groupes d’aides, le plus connu étant les Alcooliques Anonymes. L’avantage d’une thérapie de groupe est que l’individu rencontre d’autres personnes dans sa situation. Il n’y a plus un contact direct avec un psychothérapeute, mais une entraide entre plusieurs alcoolo-dépendants.
- Des cures de désintoxication :. La cure permet à l’individu de se couper de son environnement, et de se plonger dans une période d’abstinence totale. Un suivi médical est effectué afin d’éliminer l’alcool dans l’organisme, en parallèle d'un suivi psychologie qui a pour but de sevrer le patient afin que même après la fin de la cure, il ne replonge pas dans l’alcoolisme.
L’ingrédient clé pour se sortir de la dépendance étant la volonté…

©http://www.aufeminin.com/zen-stress/alcoolisme-s646831.html



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