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Pierre-Etienne GAUTIER,
Psychanalyste Jungien Indépendant


Fiches récentes



SÉROTONINE ET DÉPRESSION



Cerveau
Comme tous les troubles de l'esprit, la dépression est aussi un trouble du cerveau, organe central de la cognition et du comportement.

Neurones
Les systèmes nerveux des personnes déprimées montrent une diminution de l'activité de plusieurs neurotransmetteurs : ce sont des molécules permettant aux neurones de communiquer entre eux, depuis le neurone émetteur jusqu'au neurone récepteur. Trois substances sont particulièrement impliquées : la dopamine, la noradrénaline et surtout la sérotonine.

Sérotonine
La sérotonine est dérivée de l'acide aminé tryptophane, produite par les cellules intestinales mais aussi par des neurones spécialisés d'une zone ancienne du cerveau, les noyaux du Raphé. Elle favorise la communication cellulaire et la production d'autres peptides dans de nombreux secteurs du cerveau (amygdale, hypothalamus, aires corticales). Le ralentissement psychomoteur des déprimés pourrait être dû à des défauts de fonctionnement de leurs circuits sérotoninergiques.

Facteurs cérébraux
Mais le cerveau est complexe, et il existe sans doute plusieurs causes cérébrales possibles à une dépression. Les recherches ont ainsi mis en évidence le rôle parfois majeur des hormones (comme le cortisol, hormone du stress, ou les estrogènes, hormones sexuelles féminines) et des facteurs de croissances des neurones (BDNF). Cette diversité des configurations cérébrales explique notamment pourquoi certains antidépresseurs sont efficaces et d'autres non sur un patient. Toute dépression a des causes multiples que l'on ne peut simplifier.

Apports de l'imagerie cérébrale
Les médecins peuvent aujourd'hui observer le cerveau des personnes déprimées pour analyser ses différences de fonctionnement par rapport à la normale (groupe de contrôle non déprimé).
Plusieurs observations ont été rapportées :
• Taille inférieure de l'hippocampe (zone ancienne liée à l'humeur et la mémoire) ;
• Microlésions dans la matière blanche et la matière grise (hyperintensités) ;
• Moindre activité du cortex cingulaire antérieure (régulation des émotions).


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